Une seule planète
Une Seule Planète, pour des transitions solidaires Bouton menu

[TEMOIGNAGE] Pourquoi créer un parcours numérique ?

A l’occasion de la Quinzaine du commerce équitable en mai dernier, Artisans du Monde a réalisé un parcours numérique Une Seule Planète. Relier les différents outils et les ressources documentaires produit par cet acteur historique du commerce équitable sur un même support, c’est ce qui a très vite séduit l’équipe. David Erhart, salarié à la fédération, revient sur la conception du parcours.

Une Seule Planète : Salut David, peux-tu te présenter brièvement ?

David Erhart : Je suis chargé des relations avec les partenaires du sud, des campagnes et du plaidoyer pour la fédération Artisans du Monde.

USP : Quand on vous a présenté Une Seule Planète et les parcours numériques, c’est quoi qui t’as motivé à contribuer à cet outil ?

David Erhart : Ce qui nous a motivés, c’est l’idée de diversifier les médias avec lesquelles on travaille. La proposition d’Une Seule Planète se rapprochait de l’idée des web-doc que l’on se faisait mais celle-ci était beaucoup plus accessible. Très vite, nous avons considéré le parcours numérique comme une manière de créer des liens entre nos outils et/ou nos ressources, qu’elles soient documentaires ou destinés à du plaidoyer. Le parcours numérique, c’est un peu comme créer une partition entre toutes nos ressources, les mettre en musique.

En général, nos outils sont construits comme des blocs. Le parcours numérique permet de les déconstruire et de refaire un puzzle. On attaque les questions sous des angles différents. Cela permet aussi de combiner plusieurs outils au travers d’un même parcours. C’est pour ça que j’aime bien l’idée du puzzle. Un puzzle qui relie pleins d’outils de manière logique et intelligible avec des formats différents. (photos, vidéos, liens..)
C’est très utile car on produit beaucoup d’outil mais parfois la valorisation des outils n’est pas à la hauteur du travail fourni pour leur conception. Nos outils sont sous utilisés.

USP : Quelles sont pour toi, les réponses qu’apporte cet outil ?

David Erhart : C’est une réponse technique à un souhait que nous avons de valoriser nos outils en les mettant en lumière de manière progressive, articulée et logique.

USP : Si tu devais résumer la construction d’un parcours ?

David Erhart : Ce qui prend du temps, c’est la logique de la construction de l’arborescence, tout ce qu’il y a derrière.

USP : Des conseils à celui qui voudrait s’y mettre ?

David Erhart : Il ne faut pas passer trop de temps à imaginer l’arborescence du parcours mais plutôt commencer par réunir l’ensemble des pièces du puzzle que l’on voudra retrouver dans le récit. Assembler la matière devient ensuite beaucoup plus facile !

USP : Comment penses-tu que cet outil va être utilisé ?

David Erhart : C’est avant tout un outil d’auto-formation, qui permet de creuser un sujet pour apprendre et savoir argumenter. Cela doit/peut aussi devenir un outil d’animation de groupe, pour lancer un débat et l’alimenter.

USP : Qu’est-ce que vous attendez de ce parcours aujourd’hui ?

David Erhart : Dans un premier temps on aimerait que celui-ci qui soit repris et enrichi par nos partenaires, mais aussi qu’il permette de faire avancer notre cause, c’est-à-dire que l’on arrête d’opposer des alternatives de consommation qui sont en réalité convergentes.

Découvrez le parcours réalisé par Artisans du Monde